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Fouad Bellamine

Fouad Bellamine

Né en 1950 à Fès, Fouad Bellamine étudie les arts appliqués à Casablanca. Il commence à exposer à Rabat en 1972 tout en enseignant les arts plastiques. En 1982, il est invité à la 12ème Biennale de Paris. Il s'installe dans la capitale française, obtient un DEA en arts plastiques à l'université de Paris VIII et prépare une thèse de 3è cycle sur le concept de muralité dans la peinture contemporaine. En 1987, il est chargé de cours à Paris VIII, parallèlement à sa fonction, il expose en France (dans la galerie Nikki Marquardt à Paris) et à l'étranger. A son retour à Rabat, en 1989, après avoir enseigné au Centre pédagogique régional, CPR, il se consacre à la peinture et organise en tant que commissaire plusieurs expositions d'art contemporain (Dar Mrini à Rabat en 2001 et Hôpital d'enfants de Rabat). Bellamine a aussi oeuvré au sein de la Commission nationale pour la réforme des programmes de l'éducation nationale pour imposer l'introduction des arts plastiques comme matière d'enseignement à tous les niveaux d'études primaires et secondaires.
 

Il vit et travaille à Paris et Rabat.
 

OEuvre


Bellamine s'est très tôt engagé dans la peinture, dans une recherche sur la matière et la mise en espace et le travail sur la mémoire et la ville labyrinthe. Il se construit alors son propre langage plastique et un rapport très personnel à la lumière et à l'espace. De son goût prononcé pour la recherche, se pose alors la question de l'abandon du support toile pour utiliser l'espace en tant que réceptacle, tout en étant et faisant partie intégrante de son oeuvre. La sérialité s'inscrit dans son oeuvre, dès la fin des années 1970, avec cette empreinte d'un minimalisme affirmé. 1983 marque un tournant dans sa vie d'homme, d'artiste, celui de l'exil volontaire à Paris qui ne «s'achèvera» qu'en 1989. Ce voyage devient ouverture et affranchissement. Le peintre se concentre sur « la distribution du geste et l'expérience de l'espace »; tout le corps participe à la création par le geste fondateurd'espace et de lumière. La décennie 1990 s'ouvre par les toiles dites « Tables des Dieux », caractéristiques de la création d'espaces scéniques. Il peut alors parler d'une véritable mise en scène, d'une théâtralité de l'espace et de sa peinture.
 

Depuis Bellamine n'a de cesse d'exalter le geste dans sa peinture, dans une «monumentalité gestuelle» structurante et architecturale. La sérialité dont il ne se départit plus est une occasion d'explorations successives de l'espace, des textures et des clins d'oeil à l'histoire de l'art. Bien que très attaché à la peinture, Bellamine a étéun des premiers à s'exprimer à travers l'installationdès le début des années 1980 et plus récemmentil s'est intéressé à la photographie.
 

« Le terme non-figuration convient mieux à ma peinture, parce qu'elle ne cesse de faire des clins d'oeil… au motif. » (Fouad Bellamine)
 

Bibliographie

 

• Catalogue Fouad Bel lamine Galerie d’art L’Atelier 21 Casablanca 2009
• Catalogue Fouad Bellamine Galerie Bab Rouah, Rabat 2004
• Collectif d'auteurs Le Maroc en mouvement Maisonneuve & Larose/Malika Editions 1999
• Plus près de la terre, film réalisé par Yves de Peretti sur le travail de F. Belkahia, F. Bellamine, Kh. El Ghrib et de M.Kacimi. Production Tangera, 1999
• Film de Mustapha Hasnaoui. Métropolis. Arte
 

Photo : F. Bellamine, Sans titre, 2009, technique mixte sur toile,160x140 cm. Courtesy de l'artiste et de la galerie L’Atelier 21.© Hafid Jender.

 

Cette biographie a été gracieusement mise à disposition par Dounia Benqassem, auteur du Dictionnaire des Artistes Contemporains du Maroc aux Editions Africarts.
Le dictionnaire est disponible en librairie, il est également possible de le commander en appelant le: 06 61 37 42 46.