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Bolero & Le Sacre Du Printemps

Danse contemporaine


Spectacle de danse contemporaine "Bolero & Le Sacre Du Printemps", le dimanche 31 mars à 20h30 au Théâtre National Mohammed V

 

LA COMPAGNIE


La MMContemporary Dance Company est une compagnie de danse contemporaine dirigée par le chorégraphe Michele Merola, fondée en 1999 en tant que centre de production d’évènements et de spectacles et comme promotrice de projets et d’ateliers avec l’objectif de favoriser les échanges et les alliances entre les artistes italiens et internationaux, témoins et porte-parole de la culture contemporaine.
Le répertoire de la compagnie, dont le siège est à Reggio d'Émilie, est riche et bigarré, grâce aux travaux de Michele Merola et aux créations signées par des chorégraphes européens et italiens comme Mats Ek, Gustavo Ramirez Sansano, Karl Alfred Schreiner, Emanuele Soavi, Enrico Morelli.
En 2010, la MM Contemporary Dance Company a remporté le prestigieux Prix « Danza&Danza » en tant que meilleure compagnie émergente et, aujourd’hui, elle est désormais une réalité d’excellence de la danse italienne, avec une activité de spectacles consolidée à niveau européen.
En 2017, la MM Contemporary Dance Company a remporté le Prix Europaindanza 2017 – l’éminent Prix à la chorégraphie, pour le spectacle Bolero de Michele Merola.
Au-delà de la saison régulière italienne, la compagnie est régulièrement invitée aux principaux festivals du monde (en Corée, Colombie, Canada, l’Allemagne, Belgique, Etats Unis, Maroc)
Pour la période triennale 2018-20, la MM Contemporary Dance Company est une compagnie associée du Circuit InDanza de la Région Trentin-Haut-Adige. La compagnie est soutenue par la Région Émilie-Romagne et le Ministère de la Culture italien.

 

MMContemporary Dance Company
Directeur artistique : Michele Merola ;
Responsable d’organisation et Bureau de presse : Anna Abbate ;
Responsable technique et régisseur éclairage : Cristina Spelti ;
Administration et secrétariat : Francesca Acerbi,
Distribution à l’étranger : Giovanni Napoli ;
Maîtres de ballet : Mauro Carboni, Maurizio Drudi ;
Danseurs: Emiliana Campo, Angelo D’Aiello, Paolo Lauri, Fabiana Lonardo, Lorenza Matteucci, Enrico Morelli, Giovanni Napoli, Miriam Re, Cosmo Sancilio, Nicola Stasi, Gloria Tombini, Lorenza Vicidomini.

 

LE SPECTACLE


1) Le Sacre du printemps
Chorégraphie : Enrico Morelli
Musique : Igor Stravinskij
Costumes: Nuvia Valestri
Light design: Cristina Spelti
Interprètes: Emiliana Campo, Paolo Lauri, Fabiana Lonardo, Lorenza Matteucci, Giovanni Napoli, Miriam Re, Cosmo Sancilio, Nicola Stasi, Gloria Tombini, Lorenza Vicidomini
Le 29 mai 2013, Le Sacre du Printemps d’Igor Stravinskij fait cent ans : après le scandale suscité au début, avec la première version de la chorégraphie, réalisée à Paris par Vaslav Nijinsky pour les Ballets Russes de Diaghilev, la partition est devenue célèbre, tant à pouvoir être reconnue à la première mesure.
Un puissant chef d’œuvre musical, écrit par un organique orchestrale au grand complet, Le Sacre est inspiré par une ancienne légende slave. Selon le récit mythique, chaque printemps une vierge devait être rituellement sacrifiée, pour que la terre puisse refleurir.
Dans sa propre interprétation de Le Sacre, le chorégraphe Enrico Morelli s’est rapproché à cette partition avec un profond respect, qui a inspiré les plus grands chorégraphes du 20e siècle. L’aménagement du spectacle reflète le dynamisme haletant de notre époque. Pour combattre d’anciennes et de nouvelles peurs, et exorciser le mal de vivre qui accompagne le présent, chaque occasion est bonne pour trouver un bouc-émissaire.
À chaque fois, pour faire retomber la responsabilité et les craintes sur le coupable du moment, souvent sommairement liquidé, des choix démagogiques s’avalisent, ou des liste de proscription sont rédigées.
Ce sont autant d'épées de Damoclès, un avertissement sévère qui nous invite à regarder en arrière, à une période dans laquelle plusieurs, trop d’hommes ont été envoyé au massacre, sacrifiés à des idéologies de mort et de terreur, considérés comme des numéros sans identité, des corps privés de leur propre dignité.
Toute l’essence de la chorégraphie est là : tant que l’être humain sacrifiera ses semblables à la violence du cannibalisme aveugle, et ne choisira pas la voie du respect de l’autre, la lumière de la culture et la clarté de la raison ne prendront pas le dessus.
Ceci ne s’accomplira pas, comme nous préviennent les écrivains et les philosophes, depuis Érasme de Rotterdam jusqu’à Antonio Gramsci, depuis toujours et pour toujours, chaque individu pourra seulement penser et vouloir le mal aux autres, éliminer tous ceux font obstacle à la satisfaction de ses désirs. Chacun aura un ennemi parmi le prochain. De là dérivera la guerre de tous contre tous, à tort ou à raison.
Ainsi l’animal homme sera condamné à rester Homo homini lupus.

 

2) BOLERO
Choréographie: Michele Merola
Musique: Maurice Ravel, Stefano Corrias
Light design: Cristina Spelti
Costumes : Alessio Rosati en collaboration avec Nuvia Valestri
Interprètes: Paolo Lauri, Fabiana Lonardo, Enrico Morelli, Giovanni Napoli, Nicola Stasi, Gloria Tombini, Lorenza Vicidomini
Un mécanisme à horlogerie d’une précision rigoureuse, Bolero (1928) est encore aujourd'hui un des morceaux les plus réputés et plus écoutés de l’histoire de la musique. Dans la réalisation d’une nouvelle version chorégraphique de Bolero, Merola s’est confronté à cette musique obsessive et répétitive, en cherchant d’en comprendre l’identité, la raison et la fonction: à la fin de ce parcours l’inspiration du chorégraphe s’est focalisée sur l’éventail inépuisable des rapports humains, et, en particulier ceux de couple, dans lesquelles, souvent, on enregistre les distances réciproques et inconciliables entre hommes et femmes, ce « mur transparent » qui les sépare. Ainsi, dans les différentes nuances prisent par la danse, la chorégraphie décline la variété d’humeurs qui « circulent » autour et dans le rapport de couple.
Sur cette même musique, avec la “licence” et l’inventivité qui sont le vrai rêve de chaque artiste, Stefano Corrias est intervenu. En tant que compositeur raffiné et expérimenté, Corrias a créé sa propre partition musicale, librement inspirée de la version originale du morceau de Ravel. La nouvelle partition a été composée en analysant attentivement les pages de Bolero, et elle s’intègre parfaitement avec celui-ci, en se colloquant en trois moments différents. A l’intérieur de l’écriture chorégraphique, les trois fragments soulignent les moments les plus intimes, et les plus vrais, de chacun de nous, quand on est loin des regards des autres, et loin du bruit assourdissant du monde.
Dans la version de Merola, Bolero est donc racontée comme une non-histoire, fantastique mais possible, cependant pertinente au monde réel. Depuis les coups suggestifs de la caisse claire initiale, jusqu’à « l’explosion » finale de toute l’orchestre, la danse, en symbiose étroite avec la musique, véhicule une sorte de « conte de fées amer » abstraite, allégorie de la douleur de vivre et de l’incompréhension entre les êtres humains.
Ainsi Bolero devient une métaphore de notre existence, serré dans les voies doubles que chacun expérimente dans le cours de sa propre vie, entre contradiction et dialogue, séduction et désillusion, surprise et désarroi. 




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